{Témoignage} Allaiter ou travailler : pourquoi choisir ?

Aujourd’hui, je laisse la parole à Isy’mum qui va vous parler de son expérience d’allaitement long et notamment de sa conciliation allaitement / travail … Un sujet qui intéressera sans doute certaines mamans qui hésitent à continuer à allaiter leur enfant avec la reprise d’une activité professionnelle…  Voici donc son témoignage qu’elle offre aujourd’hui. Je vous rappelle juste que pour Précieux Moments® il n’y a pas de « mauvaises mères ». Le principal est que chacune puisse faire comme elle peut et surtout comme elle veut ! Qu’elle souhaite donner le sein, le biberon, faire un allaitement mixte, le principal est de s’écouter soi-même ❤ Merci donc d’accueillir ce témoignage avec bienveillance et respect (car il n’est pas aisé de se livrer… peur d’être jugée, intimité, toussa toussa…). Allez sur ces belles paroles 😉 je vous laisse en compagnie d’Isy’mum ! Bonne lecture !

Préambule : cette article n’a pas pour vocation de culpabiliser les mamans qui n’allaitent pas ou de promouvoir l’allaitement. Le seul objectif est d’aider les mamans qui, comme moi, ont dû reprendre le chemin du travail mais qui, pour autant, ne souhaitent pas arrêter l’allaitement car, contrairement à ce que l’on peut penser, il ne s’agit pas d’un long fleuve tranquille…

J’ai beaucoup de copines qui ont accouché dernièrement ou qui vont accoucher. Certaines allaitent, d’autres pas…  mais si cet article peut aider celles qui veulent continuer, alors se sera ma petite participation 🙂

Première Etape :

La première étape n’est pas de se demander si on peut ? Comment on va faire ? Que vont penser mes collègues ?

La seule vraie question à se poser est : est-ce que je veux continuer à allaiter mon bébé ? Une fois que l’on a répondu à cette question, on peut engager le chemin complexe vers l’objectif.

Me concernant j’avais mis plus de 1 mois 1/2 à mettre en place correctement l’allaitement, à ne plus avoir mal à chaque tété, et je ne me voyais pas après toutes les difficultés rencontrées, arrêter alors qu’ENFIN tout se passait bien ! Comme beaucoup de mamans, j’ai dû reprendre le travail à la fin de mon congé maternité, je n’ai pas eu la possibilité de prendre un congé parental, puis j’avais aussi envie de reprendre une vie active sans pour autant sacrifier ces moments de partage avec ma fille, ce lien privilégié entre elle et moi. Quand j’ai repris le travail elle n’avait donc que 3 mois …

Les « démarches » à faire :

  • S’assurer que le mode de garde choisi accepte de donner du lait maternel (crèche, nounou…) :

Dans mon cas, ma fille est gardée en crèche. Quand j’ai abordé le sujet du lait maternel, on peut dire que je n’ai pas fait face à une explosion de joie de la part de la directrice et de la future référente de ma fille. J’étais… comment dire… : une extraterrestre, en 5 ans, ils n’avaient jamais eu le cas ! Pour autant je n’ai pas eu un refus catégorique.

Ce qu’il faut savoir c’est que les crèches ont des protocoles bien spécifiques concernant la conservation du lait maternel. Je ne sais pas si le protocole est le même dans chaque crèche, mais il faut demander.

Voici une synthèse du protocole de ma crèche (je vous évite less 4 pages word !!!) :

  • La stérilisation de tout le matériel pour tirer le lait, y compris les biberons étiquetés au nom de l’enfant avec la date et l’heure d’expression du lait.
  • La conservation à bonne température du lait, soit 48 heures au réfrigérateur à 4°C ou bien au congélateur 6 mois à -18°C
  • Le respect du temps entre la décongélation et la consommation du biberon (max 24H)
  • Le transport du biberon dans un sac isotherme avec un pack réfrigéré lors du trajet maison/crèche
  • Aucune manipulation ne doit être faite par la crèche (pas de transvasement, pas de changement de tétine) => les biberons devaient être prêt à l’emploi

Je ne vous cache pas qu’il a été très compliqué de mettre en place tout ça pour moi. En effet, j’ai dû faire plusieurs tentatives avant de trouver le système parfait au vu des contraintes imposées. Points détaillés dans la partie matériel nécessaire (je vous mets un peu de suspense 😉 ).

Heureusement, j’ai beaucoup échangé à l’époque avec la référente de ma fille sur comment nous organiser toutes les deux pour que cela fonctionne et que ma petite baby girl puissent continuer à avoir un peu de sa maman pendant ses journées.

  • Prévenir son employeur et voir comment procéder pour tirer son lait :

Allaiter et travailler, c’est un droit. On peut disposer d’une heure non rémunérée (ou 2 fois 30 mn), pour allaiter son enfant. Article L 224-2 et L224-4 du code du travail. N’hésitez pas à consulter la convention collective de votre entreprise.

Je pense que quand j’ai abordé le point de tirer mon lait avec mon chef j’étais encore plus qu’une extraterrestre 🙂 . Ce que vous devez savoir c’est que, à l’époque, je travaillais en openspace dans lequel il y avait des bureaux tous vitrés… De plus, j’étais en déplacement 2 à 3 jours par semaine. Autant dire que rien n’était fait pour que j’arrive à m’en sortir, mais comme j’étais convaincue de ce que je voulais, je me suis dit : « tant pis je tente le coup et puis si ça ne dure que 15 jours se sera toujours ça de pris… »

J’ai également eu beaucoup de chance car mon employeur a essayé aussi de m’aider à trouver des solutions pour pouvoir tirer mon lait correctement, enfin au début… après j’ai trouvé mes solutions seules. Mais le gros avantage était qu’il y avait un frigo dans la salle de pause je pouvais donc stocker sereinement pendant la journée mon lait.

La conservation du lait maternel:

– Comment conserver le lait maternel :

Réfrigérateur (0°C à 4°C) : 2 jours sur les étagères, pas dans la porte

Congélateur : 6 mois (-18 C)

– Lait maternel décongelé et mis au réfrigérateur : 24 heures et ne pas le recongeler.

                * Trucs et astuces :

Si vous congelez le lait : ne remplissez pas complètement le biberon car le lait va augmenter de volume en se congelant

Inscrivez la date, l’heure de recueil et le nom et prénom de votre enfant => sparadrap vendu en pharmacie (attention certaines marques laissent de la colle sur les couvercles/biberons une fois enlevée)

Le matériel nécessaire :

  • Le Tire-lait bien sûr ! c’est le plus important il devient votre meilleur ami pendant toute cette période.

Moi j’avais pris le mien sur Grandir Nature, ils ont été tops et hyper réactifs… franchement je recommande. En plus, il y avait un large choix de tires-lait et j’ai pu en trouver un léger (et oui avec les déplacements et les transports il fallait porter tout le bazar) et surtout à double pompe (pas le temps de faire un sein après l’autre quand on a que 1 heure par jour pour tirer son lait !).

Vous pouvez aussi récupérer un tire-lait dans votre propre pharmacie. Ce qui est important de savoir c’est que la location est prise en charge par la sécurité sociale donc il suffit d’avoir une ordonnance pour être pris en charge (attention, certains modèles peuvent présenter un dépassement restant à votre charge… renseignez vous avant ! Et demandez à votre mutuelle s’ils prennent en charge ce dépassement éventuel). L’ordonnance peut être faite par votre sage-femme ou votre médecin généraliste ou votre gynécologue. Pas besoin donc d’acheter un tire-lait.

  • Les pots de conservation : j’ai utilisé, pour stocker mon lait, les petits pots Avent : ils sont bien (je m’en sers d’ailleurs aujourd’hui pour conserver les purées de ma babygirl). Ils passent au congélateur, micro-ondes et lave-vaisselle. Ils existent en 2 tailles faciles pour s’adapter aux consommations de baby girl.J’ai également utilisé les bacs de conservations Béaba …vous pouvez même utiliser votre bac à glaçon… il n’y a pas de contrainte hormis le fait que les éléments utilisés soient bien propres.

avent pot conservation

  • Les adaptateurs: l’avantage avec les pots Avent c’est que l’on peut y adapter directement une tétine, il suffit juste d’avoir l’adaptateur nécessaire. Ils en mettent d’ailleurs un dans les lots qu’ils vendent avec les pots de conservation.

adaptateur biberon

  • La tétine et son adaptateur : moi j’ai fait le choix de prendre des tétines avec débit 0 (de 0 à 3 mois) pendant toute la durée de mon allaitement, je ne voulais pas que babygirl préfère le biberon à mon sein parce que le biberon allait plus vite (et oui je sais je suis un peu sadique ! si elle avait faim il fallait qu’elle force un peu). J’ai également choisi des tétines qui se rapprochaient le plus de la forme du sein pour que la différence ne soit pas trop importante. Pour l’adaptateur, Avent fait également les adaptateurs de tétine pour leur pot.

tetine biberon

  • Le couvercle pour protéger la tétine pendant le transport ou la conservation dans le frigo.

bouchon biberon

  • Le sparadrap: indispensable pour la conservation au congélateur, il permet de noter sur les pots la date, l’heure de tirage et la quantité stockée. Mais attention certain sparadraps laissent de belles marques de colle une fois enlevés… j’en ai fait la mauvaise expérience…

Petite astuce de « grand-mère » si cela vous arrive : vous prenez du papier essuie-tout et de l’huile (et oui vous avez bien lu de l’huile de tournesol/Olive, comme vous préférez) et vous frottez. La colle finit par s’enlever et vous retrouvez vos pots comme neufs. Bon j’avoue cela prend un long moment. La photo du sparadrap que j’ai mis est celle d’un qui ne laisse pas de telles marques de colle (prix 1.95€ en pharmacie en région parisienne)

  • Un cahier : pour noter les heures et numéro des biberons pour respecter un ordre spécifique de consommation. Nous avions mis en place avec la référente le système avec le cahier pour le suivi, elle savait donc dans quel ordre donner les biberons et pouvait rapidement savoir s’ils avaient été congelés ou non. J’avais également rajouté une case commentaire qui servait de transmission.

cahier-allaitement.jpg

Durée allaitement :

La durée de l’allaitement dépend de chaque maman et de chaque enfant, me concernant ma fille va bientôt avoir 2 ans et j’ai la chance de l’allaiter encore le matin et le soir si elle le souhaite.

J’ai allaité exclusivement jusqu’à ses 6 mois. Après j’ai commencé à intégrer petit à petit les aliments. J’ai donc tiré mon lait jusqu’à ses 1 an et demi pour subvenir à ses besoins journaliers et/ou faire du stock pour les jours où j’étais en déplacement.

Pour ce qui est du travail, j’ai continué à tirer mon lait jusqu’à ses 1 an pendant la journée. Dans un premier temps j’ai essayé de tirer mon lait sur un rythme assez soutenu, c’est-à-dire que je tirais mon lait le matin pendant la tété, puis 30 minutes dans la matinée, pendant ma pause déjeuner et à nouveau 30 minutes dans l’après-midi et enfin le soir pendant la tété du soir je tentais de tirer également un peu (à savoir qu’il est plus facile, du moins pour moi, au début de tirer le lait pendant la tétée ou juste après).

J’ai réussi à tenir ce rythme environ 3 semaines, après j’ai été confronté à la réalité du travail et alors je n’ai tiré mon lait que pendant ma pause déjeuner, car clairement je n’avais pas le temps… j’ai donc passé beaucoup de pauses déjeuner seule dans un bureau à tirer mon lait en mangeant un sandwich (et oui les filles ce n’est pas glamour du tout mais c’est moi qui l’ai choisi !)

Pour compenser les tirées que je ne faisais pas la journée je tirais mon lait pendant plus d’une heure le midi ce qui me permettait d’avoir des quantités plus ou moins variées de (150ml à plus de 300ml). Je tirais également à chaque tété (matin et soir) que faisait ma babygirl, même si ce n’était que 30ml c’était toujours ça de pris car il fallait suivre le rythme.

En effet, quand ma puce est rentrée à la crèche elle est passé de 8 biberons de 30-50ml à 6 biberons de 150-200ml … il fallait donc suivre le rythme ! Je n’ai pas pu malheureusement faire de stock avant ma reprise du travail, j’ai donc été à flux tendu pendant toute la durée de mon allaitement, je n’avais que 1 journée de biberons d’avance pas plus. Donc petit conseil si vous le pouvez n’hésitez pas à commencer à tirer votre lait 2 à 3 semaines avant la reprise du travail en même temps que les tétés de bébé.

Avec les mois, le nombre de tétés/ biberons dont baby girl avait besoin a diminué (mais pas les quantités). A partir de ses 6 mois environ,  baby girl n’avait besoin plus que d’une tété le soir, j’ai donc décidé de maintenir le tirage de 22H (je ne parle pas du tirage du loto bien sûr 😉 !!), juste avant de me coucher comme ça je continuais de stimuler la production de lait et je compensais les fois où je ne pouvais pas tirer suffisamment dans la journée.

A partir de ses 1 an, j’ai commencé à intégrer des substituts comme les yaourts natures/ Fromages pour le goûter, puis pour le midi, j’ai profité de nos vacances pour commencer à la sevrer en journée et donc être un peu plus souple. N’hésitez pas à échanger avec le pédiatre de votre enfant pour savoir quand intégrer de nouveaux aliments et à quel rythme.

Ce qu’il faut savoir c’est qu’avec les mois, les montées de lait disparaissent mais notre corps continue de produire suffisamment de lait pour les besoins de bébé, personnellement je n’ai pas eu de douleur spécifique lors de la mise en place de la diversification puisque la diminution des quantités c’est faite progressivement.

Où trouver le matériel nécessaire :

  • Pour les tétines j’ai pris des tétines Avent que l’on trouve dans n’importe quel magasin de puériculture
  • Pour les adaptateurs de petits pots j’ai tout commandé sur le site de Philips car en magasin vous devez acheter 20 pots pour 1 adaptateur , voici le lien si cela vous intéresse :

https://www.shop.philips.fr/accessoires/produits-de-puericulture/allaitement-maternel/c/BREAST_FEEDING_ACCESSORIES_SU

J’ai acheté 6 adaptateurs, 6 tétines, 6 adaptateurs de tétines et 6 couvercles cela me permettais de fournir suffisamment de biberons pour la journée (journée de 8h à 19h30). Je prenais toujours une marge en cas de perte ou de mauvaise manipulation. En effet, il ne faut pas chauffer plusieurs fois le lait (et notamment le lait décongelé) donc si entre temps baby girl n’avait plus faim le lait partait à la poubelle 😦 .

  • Je vous mets une copie d’écran de ma commande (passée fin 2015)
  • Attention pour les adaptateurs il y a 2 références sur le site de Philips  : 1 pour les nouveaux pots et 1 pour les anciens (j’ai testé l’un ne s’adapte pas sur l’autre !!!)

philips

Adaptateur pour les nouveaux pots de conservation : (fleur dessinées dessus), si cela vous intéresse aussi,  prenez la référence CP9885 :

https://www.shop.philips.fr/accessoires/produits-de-puericulture/allaitement-au-biberon/adaptateur/p/CP9885_01#BVRRWidgetID

philips 2

Adaptateur pour les anciens pots de conservation (pour ceux qui en ont acheté sur le boncoin ou récupéré d’une amie) pour les anciens pots la référence est : CP9170/01

philips ancien adaptateur

Les freins naturels :

Malheureusement, souvent, avant même de commencer à allaiter ou avant même d’essayer de vouloir prolonger, on a des freins naturels qui se mettent en place : « ça va être trop compliqué », « comment vont réagir les gens », « je n’aurai jamais le temps »…

Oui effectivement c’est compliqué de vouloir allaiter son enfant en reprenant le travail, je ne vais pas dire le contraire. C’est aussi pour ça que j’ai voulu faire apporter mon témoignage, pour aider les mamans qui comme moi ont l’envie d’essayer, car des freins et des barrières ont en rencontre beaucoup et la plus difficile pour moi a été le regard des autres. Une fois cette barrière franchit, le reste n’est finalement que de la logistique.

Quand j’étais au travail et qu’il était l’heure d’aller tirer mon lait je disais toujours : « je dois faire mon devoir de maman ! » Je trouvais ça beaucoup plus joli que « Je dois tirer-mon lait ! »

Les difficultés/ contraintes :

  • La fatigue : l’allaitement est très fatigant il faut le savoir, notre corps produit du lait pour bébé. Il faut donc, dans la mesure du possible, se reposer le plus possible même si cela n’est pas toujours simple.
  • Le moral : pendant plus de 8 mois, j’ai eu le moral qui faisait des hauts et des bas, pour passer les phases de baisse de moral il faut quelqu’un pour nous soutenir car il est très facile de tout abandonner.
  • Les déplacements/ Openspace : la gestion des déplacements n’a pas été simple, il faut surtout bien anticiper et éviter si possible les déplacements trop longs. Pour ce qui est de l’openspace et des bureaux vitrés je mettais du papier de paperboard sur les fenêtres pour pouvoir m’isoler et je fermais la porte à clé.
  • « Je n’ai pas assez de lait » : cette phrase je me la suis souvent dite. Les quantités de lait que l’on tire sont souvent bien plus faibles que les quantités que bébé prend quand il tète, il arrive donc que l’on n’ait que 30 ml ou même 10ml mais il faut le voir comme 10ml de plus ou 30ml de plus et ne pas se dire « je n’ai tiré QUE 10ml ». La production de lait dépend aussi fortement de l’état de fatigue dans lequel on est et de notre moral, tout est lié.
  • Et le papa dans tous ça ? : le papa peu rester (et doit rester) très présent pendant l’allaitement, il peut par exemple vous amener bébé quand celui-ci à faim, il peut gérer le rot de bébé ou tout simplement quand vous n’êtes pas là il peut donner un biberon de lait maternel à bébé.

MES clefs de la réussite :

(Attention il s’agit des points qui personnellement m’ont permis de tenir en allaitement exclusif aussi longtemps que je le souhaitais, il ne s’agit bien sûr pas d’une science exacte)

  • Ne pas se donner de deadline trop éloignée : j’ai commencé par me fixer une deadline de 1 mois quand j’ai commencé l’allaitement, puis après je me suis dit bon je continue jusqu’à la reprise du travail (3 mois), quand j’ai repris le travail je me suis dit aller j’essaye pendant 15 jours et si ça ne marche pas tant pis, puis après je me suis fixée ses 6 mois puis ses 1 an et depuis je n’ai plus d’objectif…
  • Etre soutenue par son/sa conjoint(e), une copine… : ce point est primordial, car croyez-moi l’allaitement n’est pas un long fleuve tranquille, on fait face à tout un tas de hauts et de bas liés aux hormones au début puis après liés à la fatigue et puis au regard des autres également (car oui il faut le dire ce n’est pas vraiment dans les mœurs de tirer son lait au travail ou d’allaiter son enfant au-delà de 6 mois…). Il est donc important d’avoir quelqu’un à qui parler dans ces moments mais également quelqu’un qui nous soutient quand on a l’impression qu’on ne va jamais y arriver parce que pour X ou Y raison on n’ a pas pu tirer assez de lait ou autre.

Pendant les 6 premiers mois, j’avais un coup de mou à minima 1 fois par semaine, je me disais que je n’y arriverais jamais et heureusement mon chéri était là pour me soutenir et m’aider à ne pas lâcher car il savait que je l’aurais regretté. Ça peut paraître étrange , mais depuis le début j’ai toujours dit que nous allaitions à 2, beaucoup de maman/papa ont peur que le papa soit mis à l’écart pendant l’allaitement (car c’est la mère qui fournit le lait) mais nous on a trouvé notre équilibre sans pour autant que papa soit frustré, il ne donnait pas le biberon mais du coup c’est lui qui au début gérait le rot par exemple il avait lui aussi droit à son gros câlin d’après tété !

  • En avoir l’envie : il faut que cela reste un choix personnel et non une obligation ou une contrainte sinon ça ne marchera pas
  • En parler avec son pédiatre/médecin : il est important d’échanger avec son pédiatre, moi j’ai eu la chance d’avoir une pédiatre qui m’a toujours soutenue dans mon choix sans jamais me juger. Elle m’a été de bon conseil et je pense que les pédiatres sont aussi là pour ça, nous aider dans l’apprentissage de notre rôle de maman (bon après si « ça ne passe pas » avec un pédiatre/médecin, vous pouvez en trouver un qui vous « corresponde » un peu plus, respecte vos choix, vous écoute, réponde à vos questions…)

Voilà cet article est un peu long mais j’espère qu’il pourra aider 1 ou 2 mamans qui comme moi ont fait le choix de continuer l’allaitement tout en reprenant une activité professionnelle.

Allaiter et travailler sont compatibles, il faut juste trouver la bonne logistique et en avoir envie 🙂 !

                                                                                                          Isy’Mum

 

Merci à Isy’Mum pour ce (long) témoignage… Plutôt détaillé et complet 🙂 . Et vous, comment c’est passé / va se passer la reprise du travail ? Avez-vous allaité au sein ? Au biberon ? En allaitement mixte ? Avez-vous des trucs et astuces, des choses à partager (en toute bienveillance évidemment et dans le respect de chacun 😉 ) ?

 

PS : article écrit librement par Isy’Mum qui a acheté les produits qui lui convenaient le mieux. Chaque parent, chaque enfant, chaque allaitement étant différents, à vous de trouver ce qui est le plus adapté à VOS besoins. Cet article est un témoignage réel d’un allaitement (toujours en cours à l’heure de parution) et n’a été soutenu par aucune marque.

8 réflexions sur “{Témoignage} Allaiter ou travailler : pourquoi choisir ?

  1. punaise ce n’est plus un article de blog mais un roman :-). Merci pour cet article très complet ! C’est bien de donner des infos aux mamans, j’ai allaité ma première en tirant au taf jusqu’à ses 18 mois, c’est tout à fait possible mais il faut vraiment en avoir envie et se battre contre les idées reçues 🙂

    • Oui, j avoue qu’il est très long… Mais après avoir réfléchi avec la maman sur un éventuel découpage en plusieurs articles ou si on pouvait le raccourcir on s est dit que non, tant pis il serait long, mais plutôt complet pour les mamans qui ont besoin de trouver des informations…

  2. Comme quoi, il y a encore du boulot à faire au niveau des entreprises. Tirer son lait dans son bureau en devant se cacher, ce n’est pas l’idéal. C’est déjà bien mais pourquoi ne pas avoir prévu une salle de pause, un endroit plus accueillant et confortable…

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